Boycott du compteur Linky !

La lettre type pour refuser

La lettre type pour refuser l'installation du compteur de chez vous --> CourrierlinkyCourrierlinky (430.59 Ko)

Imposée à partir de cet automne, l’installation des compteurs intelligents Linky représente un double risque pour la population : au niveau sanitaire, par l’exposition aux hyperfréquences, et au niveau de la vie privée, par la transmission de données personnelles !

Une page qui recence les articles : http://refus.linky.gazpar.free.fr

L'alternative : Open Energy Monitor

Maîtriser l'efficacité énergétique des bâtiments avec une solution de monitoring Open Source.

Open Energy Monitor ouvre la porte à un usage responsable de l'énergie et engage la maison sur la voie des énergies renouvelables.

Analysant la consommation énergétique et la production de renouvelable domestique, OEM permet aux utilisateurs d'évaluer - en direct - leurs besoins sur une tablette ou un smartphone, et d'en déduire des pistes d'action sur leurs usages.

OEM est la première plateforme de monitoring énergétique entièrement open source.

  • Mesure de la consommation électrique, de la température et de l'humidité
  • Affichage des données en temps réel via une application smartphone, tablette ou ordinateur
  • Protection des données personnelles, qui sont stockées en local par défaut.

 

CitizenWatt

source : https://lafabrique-france.aviva.com/voting/projet/vue/857

A la croisée de la transition énergétique et de la transition numérique, CitizenWatt est un projet de pédagogie de l’énergie qui aide les citoyens à maîtriser une consommation mieux comprise.

Pour répondre au besoin de mieux appréhender sa consommation électrique, le projet développe un capteur connecté open source à fabriquer soi-même dans des ateliers participatifs. Il permet d’estimer sa consommation en temps réel (Watt, KWh, euros, CO2), de se situer par rapport à la consommation nationale, évaluer le mix énergétique et échanger entre citoyens sur les données.

Cette initiative est portée par un collectif, l’association Labo Citoyen qui a collaboré avec le fablab Fabelier et le hacklab de l’ENS. Elle est activement soutenue par la Mairie de Paris et le bailleur ICF La Sablière. Elle bénéficie des expertises de RTE et du Laboratoire Innovation et Prospective de la CNIL. Le collectif souhaite diffuser rapidement cette innovation en réalisant un changement d’échelle qui sera conduit par la porteuse de projet et deux autres membres de l’association, tous ayant une grande expérience de gestion (association, projets), un large réseau (Economie Sociale et Solidaire - ESS, développement durable, objets connectés citoyens) et des compétences technologiques fortes. Ils sont aidés par la société de conseil GOODPROJECT (accompagnement de projets à visée sociale et environnementale).

La première version du prototype a été testée auprès de 52 utilisateurs depuis 18 mois (ICF La Sablière, La Poste, Enercoop, association Paris Montagne (Soutien scolaire en milieux défavorisés). Les retours techniques ont permis d’améliorer le prototype. Les retours d’usage montrent qu’il est possible de mieux consommer tout en consommant moins (10 à 30%), d’articuler confort individuel, sobriété énergétique et enjeux environnementaux globaux, et qu’il est adapté aussi aux publics en précarité énergétique.

En 2015, CitizenWatt a été nominé parmi les 100 innovations numériques mondiales les plus prometteuses par l’observatoire NetExplo, et a reçu le prix Ai2l (Association internationale du logiciel libre) de l’innovation numérique et sociale pour les changements climatiques qui lui permet de bénéficier de contacts dans l’ESS pour se développer et d’un prix de 15 k€ qui a permis de concevoir la deuxième version des prototypes.

Le projet a maintenant un besoin de financement de 50 k€ pour changer d’échelle en 6 mois : optimiser les prototypes en assurant la scalabilité matérielle, étudier son marché et préparer son business plan ainsi que son cadre juridique pour créer une entreprise sociale SCIC (pour permettre aux collectivités et utilisateurs d’entrer au capital et de s’impliquer dans le développement) :
- Optimisation proto v2 (communication avec base, optimisation base de donnée, alimentation, anonymisation, sécurisation, passage en open data, croisement avec autres jeux de données) : 12 k€ (5 k€ matériel, 7 k€ personnel)
- Personnel / développer projet/société : 6 k€
- Déplacement / utilisateurs et partenariats : 3 k€
- Locaux : 0 k€ (mise disposition / Mairie de Paris)
- Coûts indirect (consommables, fluides) de 30% : 6,3 k€
- Prestation juridique / structure ESS et stratégie license logiciel libre : 6,7 k€
- Prestation étude de marché : 8 k€
- Prestation business plan : 8 k€

Le modèle économique du projet, destiné à devenir rapidement une entreprise sociale, est basé sur la vente de capteurs connectés auprès des particuliers-institutionnels-grands comptes et de prestations d’animation d’ateliers pour les grands comptes-institutionnels. CitizenWatt compte déjà plusieurs clients et contacts avancés dont La Poste, Enercoop, l’ADEME Ile-de-France et Nord-Pas-de-Calais en partenariat avec Familles à Energie positive. Le modèle économique ne vise pas de don. L’objectif est de stabiliser les emplois actuels (développeurs et gestionnaire) et de créer de nouveaux emplois (animation des ateliers, production des boîtiers, prospection).

L'intérêt des consommateurs court-circuité !

 

L'UFC-Que Choisir regrette la décision hâtive d'Eric BESSON de généraliser les compteurs communicants, appelés à remplacer les 35 millions de compteurs électriques actuels, dès lors que ces compteurs sont aujourd'hui sans avantage décisif pour le consommateur et qu'ils pourraient lui coûter très cher.

-    Une décision précipitée face aux errements de l'expérimentation :

La décision de généralisation a été prise bien que les objectifs assignés aux expérimentations menées en Touraine et à Lyon n'ont pas été atteints. Le planning des poses n'a pas été tenu et de nombreuses défaillances techniques ont été relevées (les compteurs sautaient un peu trop facilement et la télétransmission des données ne se faisait pas). Mais au-delà de ces difficultés techniques, l'impact sur la maîtrise de la demande énergétique n'a pas été évalué. En effet, contrairement à ce que la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a annoncé le 7 juillet dernier, Linky n'a pas permis aux consommateurs, à qui a été imposée l'expérimentation, de réduire leur facture.

-    La maîtrise de la consommation énergétique : la grande oubliée !

Contrairement à l'engagement pris dans la loi Grenelle 1, les compteurs communicants ne permettent pas aujourd'hui aux consommateurs de « mieux connaître leur consommation d'énergie en temps réel et ainsi de la maîtriser ». Pour maîtriser sa consommation d'électricité, il est indispensable de disposer, dans l'espace de vie, d'informations en temps réel sur sa consommation ainsi qu'un bilan de sa consommation, c'est ce que l'on appelle l'affichage déporté. Après l'ADEME, le médiateur de l'énergie, la FNCCR et l'UFC-Que Choisir, la présidente du groupe de travail gouvernemental « Ménages » sur l'efficacité énergétique l'a réclamé mais le gouvernement reste sourd à cet avantage pourtant décisif pour le consommateur. Bien décidés à faire de ce nouveau ¬compteur leur poule aux œufs d'or, les fournisseurs d'électricité entendent proposer cet affichage en temps réel comme un service payant… Quelle belle idée du développement durable et de la possibilité pour tous, notamment les plus modestes, de maîtriser leur consommation électrique?!

-    Une gratuité loin d'être assurée :

Malgré l'engagement pris d'une gratuité pour les consommateurs, tout porte à croire que ceux-ci le paieront via le TURPE (le tarif d'utilisation du réseau public d'électricité), le prix exorbitant de l'appareil. En effet, le coût de l'appareil est particulièrement élevé (entre 120 euros et 240 euros par compteur *(1)) si l'on compare avec les exemples étrangers (80 euros en Italie, où ce dernier est financé par le fournisseur Enel).
Les vrais bénéficiaires du déploiement de 35 millions de compteurs communicants seront donc le gestionnaire de réseau qui verra notamment diminuer ses coûts de relève des compteurs, et les fournisseurs d'électricité qui pourront multiplier les offres tarifaires et taxer au prix fort le moindre dépassement.
Refusant que la généralisation des compteurs communicants se fasse au détriment des consommateurs, l'UFC-Que Choisir réitère ses demandes :

  • Imposer la mise à disposition gratuite pour les consommateurs des informations permettant de maîtriser mieux sa consommation d'énergie via un affichage déporté.
  • Refuser tout financement du déploiement qui soit supporté, directement ou indirectement, par le consommateur.

 

*(1) ERDF annonce que le déploiement coûtera 4 milliards d'euros soit 120 euros par compteur quand la FNCCR parle d'un budget de déploiement 2 fois supérieur

Une commune résiste à l’installation des compteurs intrusifs Linky et Gazpar

source : http://www.bastamag.net/En-Gironde-une-commune-resiste-a-l-installation-des-compteurs-communicants

Le conseil municipal de Saint-Macaire, en Gironde, refuse l’installation sur la commune de « Linky » et « Gazpar ». Ces nouveaux compteurs d’électricité et de gaz doivent permettre, selon leurs promoteurs respectifs ErDF et GrDF, de suivre quotidiennement la consommation réelle des bâtiments et de chaque logement pour mieux la maîtriser. A Saint-Macaire, tout a commencé par un vote à l’unanimité, le 24 septembre dernier, rejetant la demande de GrDF (Gaz réseau distribution France) d’installer un « concentrateur » sur un bâtiment de la commune. Pourquoi ce refus ? « Le souci de protection de la santé des habitants, à commencer par celle des enfants », précisent les élus dans un courrier envoyé aux 2000 habitants que Basta ! a pu consulter [1]. « S’ils sont installés, les compteurs communicants émettront des micro-ondes que GrDF présente comme anodines, ce qui est fortement contesté par diverses associations comme Robin des Toits, Priartem, le Criirem. »

GrDF assimile pour sa part cette communication entre le compteur, le concentrateur et le fournisseur d’énergie à « un appel téléphonique d’environ 15 minutes ». « Équipé d’un module radio, le compteur communicant Gazpar transmet deux fois par jour, en moins d’une seconde, vos données de consommation de gaz naturel à un concentrateur, installé sur un toit d’immeuble », précise l’opérateur. « Le concentrateur, équipé d’une carte Sim, envoie les données de consommation au système d’information de GRDF qui les traite et les met à votre disposition. » Rien de dangereux donc, si l’on en croit GrDF.

Risques sanitaires ?

Les élus de Saint-Macaire soulignent la démultiplication des « risques » du fait de la mise en place simultanée d’un autre compteur communicant pour l’électricité, le Linky. Depuis cet automne, le boitier jaune commence à faire son entrée dans les foyers. A l’horizon 2021, 31,5 millions de compteurs électriques Linky remplaceront les boitiers bleus traditionnels (sur un total de 35 millions de compteurs). « Pour exploiter les fonctions des compteurs communicants, ErDF injecte des signaux dans le circuit électrique des habitations, par la technologie CPL (courant porteur en ligne) », pointent les élus de Saint-Macaire. « Or, les câbles des habitations n’ont pas été prévus pour cela, ils ne sont pas blindés, et de fait le CPL génère des rayonnements nocifs pour la santé des habitants et particulièrement celle des enfants car ils sont plus vulnérables face aux risques causés par ces technologies. »

L’enquête menée par Basta ! en 2012 à l’occasion de l’expérimentation menée par ErDF en Indre-et-Loire, avait montré que des personnes sur place s’étaient plaintes de nuisances. Or, aucune étude d’impact sanitaire n’a été menée pour approfondir cette question. Ce manquement au principe de précaution a conduit Robin des toits à déposer fin 2011 un recours au Conseil d’État, finalement rejeté le 20 mars 2013. Pourtant, à ce jour, « toutes les compagnies de réassurance excluent la prise en charge en responsabilité civile des dommages liés aux ondes électromagnétiques », observent les élus de Saint-Macaire [2].

Plus intrusif mais pas écologique ?

Outre les risques sanitaires, les élus de Saint-Macaire redoutent le piratage des données transmises par les compteurs communicants, même si les installateurs assurent que tout est « parfaitement sécurisé », ainsi que leur utilisation à des fins commerciales. L’intrusion dans la vie privée permise par ce compteur est d’ailleurs critiquée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Le principal risque proviendrait de la courbe de charge qui relève à intervalles réguliers la consommation électrique de l’abonné. Plus le « pas de mesure » est faible, plus les mesures sur une journée sont nombreuses et fines, permettant d’avoir des informations précises sur les habitudes de vie.

Plus globalement, les élus de Saint-Macaire mettent en doute la capacité des compteurs Linky ou Gazpar à favoriser réellement les économies d’énergie [3]. Face à l’engouement du gouvernement français, l’Allemagne se révèle plus prudente et préconise pour le moment de restreindre le renouvellement aux compteurs en fin de vie. L’opposition aux compteurs intelligents grandit également aux États-Unis où des dizaines de collectivités ont adopté des moratoires.

D’autres mairies françaises ont d’ores et déjà contacté les élus de Saint-Macaire pour se joindre à leur combat contre les compteurs connectés. « Les compteurs actuels fonctionnent tout à fait correctement », plaident-ils. « Il est par ailleurs possible depuis longtemps de signaler à votre fournisseur, par téléphone ou par le web, la consommation réelle affichée par votre compteur, de façon à éviter toute surfacturation due à une estimation imprécise. » La Fédération nationale des collectivités concédantes et régies rappelle aux usagers qui souhaiteraient conserver leur compteur bleu, que « les compteurs sont un bien inaliénable des collectivités concédantes ». Selon l’UFC Que Choisir, ce refus entraine un risque de résiliation du contrat.

Un collectif s'oppose aux compteurs Linky déployés par ERDF

source : Marion Bonnet http://www.larep.fr/loiret/actualite/2015/12/14/un-collectif-s-oppose-aux-compteurs-linky-deployes-par-erdf_11704705.html

Les compteurs Linky n’arriveront à Orléans qu’en 2017, mais un collectif milite déjà contre ces nouveaux boîtiers dits « intelligents ».

Depuis le 1 er décembre, ERDF déploie un peu partout en France ses nouveaux compteurs communicants, baptisés Linky.

À Orléans, où 70.400 compteurs sont à remplacer, ces petits boîtiers verts n'arriveront pas avant 2017. Mais déjà, ils ne semblent pas être les bienvenus.

Un collectif est en train de se créer, sous l'égide du MNLE 45 (Mouvement national de lutte pour l'environnement), une association qui se dit « indépendante » et qui compte une soixantaine d'adhérents. Une première réunion publique a eu lieu, vendredi 4 décembre, à Fleury-les-Aubrais, devant une quarantaine de personnes.

Le MNLE 45, qui s'appuie sur des enquêtes réalisées par des associations nationales (UFC-Que choisir, Next-up, Robin des Toits, etc.), développe prioritairement un argumentaire sanitaire. « On généralise un appareil à l'échelle du pays sans qu'aucune étude d'impact sanitaire n'ait été faite, ni aucune concertation avec la population », commence Philippe Lorme, membre du comité directeur de l'association. Le principal problème, pour le MNLE 45, ce sont les ondes électromagnétiques qu'engendrerait Linky.

« Caractère intrusif »

« Ces compteurs utilisent une technologie qui superpose deux fréquences sur le réseau électrique domestique. Or, les câbles électriques ne sont pas prévus pour ces fréquences intermédiaires. Ils feront office d'antennes et émettront un rayonnement dans toutes les pièces, poursuit le technicien. En outre, pour que les données soient transmises aux data-centers d'EDF, il faudra doubler les antennes-relais. Tout ceci ne fera qu'augmenter l'électrosmog ambiant. »

Le MNLE 45 attaque aussi Linky pour son « caractère intrusif ». « ERDF pourra savoir à tout moment le nombre et le type d'équipements électriques installés, la fréquence et la durée d'utilisation de chaque appareil branché », avance Philippe Lorme.

Dès lors, il sera possible d'établir des profils de consommation, qui pourront être « monnayés » à d'autres entreprises, craignent les militants. « C'est ce qui se fait déjà aux États-Unis », soulignent-ils.

 

La capacité du système à réduire la consommation d'électricité globale de la France – l'un des arguments mis en avant par ERDF –, est également mise en doute. « Les data-centers qui devront traiter et stocker les données en temps réel seront très énergivores », prévoit Philippe Lorme.

Sur la facture du client, enfin, le bénéfice ne sera pas plus flagrant, toujours selon le MNLE 45, qui cite ce chiffre de l'UFC-Que choisir : « 37 % des consommateurs seront obligés de prendre un abonnement supérieur et donc plus onéreux. »

« D'autres choix technologiques sont possibles pour la télérelève à distance, affirme encore le collectif, comme les liaisons filaires sécurisées en fibre optique. »

Pour l'heure, le MNLE 45 va s'attacher à faire vivre son collectif anti-Linky et à diffuser ses informations. Une deuxième réunion publique est d'ores et déjà fixée le 22 janvier, à 20 heures, à La Chapelle-Saint-Mesmin (salle Beauvois).

Contact. Pour contacter le collectif anti-Linky : lcci@laposte.net

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Date de dernière mise à jour : 09/02/2016