« En finir avec les acquis sociaux... »

DÉMOLIR LE CODE DU TRAVAIL : « SARKO EN RÊVAIT, HOLLANDE LE FAIT »

source : http://la-bas.org/les-emissions-258/les-emissions/2015-16/demolir-le-code-du-travail-sarko-en-revait-hollande-le-fait

« Le chômage, c’est à cause du droit du travail ». Il faut avoir le courage de le dire, les salariés sont des conservateurs nantis qui font tout pour garder leurs privilèges.

Voyez ce Code du travail dont ils ont fait une bible sacrée. Le discuter est un blasphème, c’est un crime. Mais heureusement la France a des résistants et des audacieux. Voyez les guérilleros du MEDEF, voyez MACRON, ce franc-tireur, voyez BADINTER ce partisan, oui, FEU SUR LE CODE, VIVE LES JETABLES ! VIVE LES PRÉCAIRES !

Et n’oubliez pas cette profonde pensée de Laurence PARISOT, ancienne présidente du MEDEF : « LA LIBERTÉ DE PENSER S’ARRÊTE LÀ OÙ COMMENCE LE DROIT DU TRAVAIL. »

Un entretien de Daniel MERMET avec Gérard FILOCHE.

Voir son Analyse détaillée des 61 mesures du rapport Badinter

Complément vidéo RMC : http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/gerard-filoche-sur-la-loi-el-khomri-ils-veulent-arriver-au-licenciement-sans-motif-760872.html

Preuve de l'idéologie des oligarques et de leur réseau d'argent

RAPPEL sur Denis Kessler : est un économiste, chercheur et dirigeant d'entreprise français. Editorialiste à « Challenges » depuis ce mois d'octobre 2007, il a été n°2 du MEDEF de 1994 à 1998 et Président du club Le Siècle de janvier 2008 à décembre 2010. Mais également : maoïste dans sa jeunesse, DG d'Axa, banquier, président de la fédération française des sociétés d'assurances, professeur. Il est actuellement Président du groupe de réassurance Scor depuis 2002, administrateur de BNP Paribas SA, Dassault Aviation, et Invesco Ltd, toujours membre du Conseil économique et social, du Conseil national des assurances, du Comité européen des assurances, de la Commission des comptes de la nation. Il est membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) depuis janvier 2016.

Le 04/10/07, M.Denis Kessler, ancien militant U.N.E.F. et ancien vice-président du M.E.D.E.F., a tenu des propos scandaleux et anti-républicains dans l’article "Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !" du magazine économique Challenges. Il s’était déjà largement "illustré" avec la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) en militant ouvertement pour mettre fin au secret médical et en réclamant d’avoir accès aux données privées transmises dans les feuilles de soin électroniques (voir : M.Denis Kessler, grand gagnant du prix Orwell 2003).


Notes :
[1] http://archive.medef.com/medias/upload/1082_FICHIER.pdf ; copie du document :
[2] http://www.challenges.fr/opinions/20071004.CHAP1020712/adieu_1945_raccrochons_notre_pays_au_monde_.html
[3] http://bigbrotherawards.eu.org/Denis-Kessler-et-la-Federation-des.html

« Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! »

Voici l’intégralité de l’article du magazine Challenges 04/10/2007, par Denis Kessler :

« Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie.

Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !

Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...
 
A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !
 
A l’époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d’obtenir des avancées - toujours qualifiées d’« historiques » - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises.
 
Ce compromis, forgé à une période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc.
 
Cette « architecture » singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d’un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires.
 
Le problème de notre pays est qu’il sanctifie ses institutions, qu’il leur donne une vocation éternelle, qu’il les « tabouise » en quelque sorte. Si bien que lorsqu’elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d’une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s’érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s’attaquent à ces institutions d’après guerre apparaissent sacrilèges.
 
Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l’essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento qui s’annonce. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé, devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération d’entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs n’est pas un problème qu’en psychanalyse. »

L’objectif politique de Denis Kessler et de ses amis : « Défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance »

source : Jérôme P. http://jerpel.fr/spip.php?article173 (complément http://jerpel.fr/spip.php?article194)


« Défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance »

C’est sous ce titre que Denis Kessler, ancien n°2 et idéologue du MEDEF (au côté d’Ernest-Antoine Seillières) de 1994 à 1998, écrivait il y a quelques jours dans un éditorial du journal Challenge (04/10/2007) :

« Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. [...] Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie.

Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…
A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux.
La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !
[Lequel] est à l’évidence complètement dépassé, inefficace, daté. [...] »

Mais que dit donc ce programme si calamiteux, si dépassé, qu’il faut impérativement défaire méthodiquement ?

Ce programme du CNR (le Conseil National de la Resistance, installé par De Gaulle en 1943, était l’organe de direction politique de l’ensemble des mouvements de résistance luttant contre l’occupant. Outre la résistance armée, il rassemblait les principaux partis politiques, de la SFIO aux Démocrates Chrétiens, des Communistes à la Droite Républicaine), que contient-il qu’il faille ainsi rapidement détruire :

Quelques extraits (le programme complet est en ligne ici [et la partie II MESURES À APPLIQUER reproduite dans l'encart suivant] ) :

« [...] les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :
[...]
4) Afin d’assurer :
l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;
la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;
la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;
l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;
le respect de la personne humaine ;
l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi
;
[...]

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :
[...]
b) Sur le plan social :
le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;
un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;
un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;
la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;
l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre... ;
une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ; [...]

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires. »

**

Voilà, en effet, on le comprendra, des volontés politiques archaïques, démodées, dépassées.

Insupportable pour Monsieur Kessler et ses amis.

Lesquels n’ignorent pas qu’en plus, dans ce programme, on trouve des volontés politiques tel que :
« [...]
Afin d’assurer :
[...] la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent... ;
l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;
une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général
... ; »

On comprend mieux pourquoi c’est l’ensemble de ce programme qui révulse l’esprit de tous ceux qui ne cessent de réaliser et/ou de fantasmer la subordination de l’intérêt général à leurs intérêts particuliers.

Et dire que c’est justement une partie de la presse, de cette presse que les Résistants voulaient libre, qui relaie quotidiennement la manipulation mentale destinée à faire passer ce programme du CNR, simplement, sobrement, humaniste, comme un programme archaïque, inadapté, dépassé, etc. A faire passer des démocrates résistants pour des terroristes d’extrême gauche. A faire passer des ultra-réactionnaires libéraux (années 1830) pour des progressistes. Vessies et lanternes, en permanence. Schizophrénie érigée en mode de gouvernement. Qui a dit : "la politique sera psychiatrique ou ne sera plus" ?

*

L’objectif de Kessler et consorts est un fantasme d’amnésique. Une politique de terre brûlée. Un individualisme sauvage qui se fait passer pour un "libéralisme progressiste".

Là, l’Histoire ne sert à rien. Déni de la leçon. Déni du fait que les Résistants du C.N.R. avaient établi un tel programme parce qu’ils avaient vu.
Vu que tout phénomène, tout système qui organise (moralement, économiquement...) la méfiance, la suspicion, la guerre de tous contre tous et de chacun contre chacun, est fondamentalement a-social et a-humaniste.
Vu qu’il n’y a de société que tissée de nos interdépendances, qu’il n’y a de société que solidaire, et qu’il n’y a d’humanité que s’il y a société.
Vu que le libéralisme économique est fondamentalement un anti-humanisme - qu’il ne peut qu’aboutir à le rupture des liens et, ce faisant, à des formes de déshumanisation.
Il faut du reste, pour une société, être déjà bien avancé dans cette voie-là pour qualifier, comme d’un stigmate, de "personnes âgées dépendantes" les plus vulnérables d’entre nous.

*

Au point où en sont Kessler et consorts, ils devraient aller plus loin - avoir un peu le courage d’aller vraiment où mènent leurs opinions.

Car "défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance" n’est qu’un premier pas.

Défaire le droit à la sécurité sociale, le droit au repos, le droit à la sécurité de l’emploi, à une retraite, etc., ça ne suffit pas.

Tous ces Résistants archaïques qui se sont battus pour établir ce programme, ont ainsi freiné, contrecarré, détruit certaines pratiques qu’il est grand temps de réhabiliter.

Quelques voix isolées, ces dernières années, ont du reste préparé les esprits.

Je pense par exemple à Hugues de Jouvenel, le directeur de Futuribles :
« Force est de constater que la consommation médicale augmente avec l’âge. Or, notre masse financière est limitée. Nous ne pouvons pas à la fois faire des prothèses osseuses sur des personnes âgées et, en même temps, développer des services pour des enfants en bas âge, faire des opérations sur les actifs. Nous sommes obligés de choisir. »

à Richard Liscia, rédacteur en chef du Quotidien du médecin :
« Même les gens âgés doivent participer à la production nationale (…). Si nous étions extrêmement cyniques, nous dirions que le moment arrive où, du point de vue de la dépense publique, il vaudrait mieux que meurent les gens qui veulent rester oisifs. »

ou encore à l’économiste Alain Cotta, qui « compte tenu de l’augmentation abrupte du coût de maintien en vie de [la] population du 4e âge », songe à « une sorte d’autorégulation organisée par la société qui [créerait] une fonction sociale : donner la mort ».

Oui, il est temps de se défaire de tous ces tabous qui nous conduisent à laisser vivre tous ces inutiles, ces superflus, ces surnuméraires improductifs, coûteux, que sont les personnes handicapées, malades chroniques, âgées, au chômage de longue durée, etc.

Oui, il est temps, grand temps, Monsieur Kessler, de dire adieu au programme du C.N.R. et de reprendre quelques aspects bêtement décriés du programme du Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei.

source : http://lucky.blog.lemonde.fr/2007/10/08/adieu-1945-defaire-methodiquement-le-programme-du-cnr-denis-kessler-revele-enfin-le-programme-secret-de-m-sarkozy

Cet aveu de Denis Kessler n'est pas le seul. Déjà, un éditorialiste des « Echos » écrivait le 5 décembre 2006 que le dernier verrou contre la privatisation de GdF était la Résistance et la Constitution de 1946
.
http://lucky.blog.lemonde.fr/2006/12/05/433/ Nous avons voulu également alerter contre le projet du MEDEF et du gouvernement qui veulent réécrire dès cet hiver le préambule de la Constitution antifasciste de 1946, reprise dans le bloc de constitutionnalité de 1958.
http://lucky.blog.lemonde.fr/2007/08/30/546/Enfin, on se souvient qu'un autre universitaire boursophile révélait benoîtement que la destruction méthodique des retraites par répartition issues de la Libération n'avait aucun motif économique réel, sinon de forcer artificiellement les classes moyennes à recourir aux fonds de pensions :

 

Raboter” artificiellement les retraites afin de créer un appel d’air capitaliste spéculatif.
http://lucky.blog.lemonde.fr/2007/07/18/

PROGRAMME DU CNR : la partie II > MESURES À APPLIQUER

source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article13
Mis en ligne janvier 2004

Programme du Conseil National de la Résistance (CNR)

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi-unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Ainsi, les représentants des organisations de Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du Conseil National de la Résistance, délibérant en Assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la libération du territoire, un ordre social plus juste.

I PLAN D'ACTION IMMÉDIATE (voir : http://jerpel.fr/spip.php?article54 )

II MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la Libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la Nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la Nation pendant la période d’occupation, ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par le gouvernement de l’Axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

- le rétablissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;
- la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;
- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances de l’argent et des influences étrangères ;
- la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;
- l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;
- le respect de la personne humaine ;
- l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi.

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

- l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;
- une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;
- l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;
- le retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurance et des grandes banques ;
- le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;
- le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :

- le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’aménagement du régime contractuel du travail ;
- un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;
- la garantie du pouvoir d’achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;
- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;
- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat ;
- la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;
- l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance contre les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan quinquennal rural ;
- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;
- le dédommagement des sinistrés et allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui en auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation. Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N. et de son président le général de Gaulle ! En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

Le projet de loi El Khomri - 2016

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Date de dernière mise à jour : 09/03/2016