Médecine business

Sylvain Louvet, pour "Cash Investigation" diffusé le lundi 14 septembre 2015, montre qu’à force de vouloir équilibrer ses comptes, l’hôpital, "a troqué le serment d’Hippocrate contre les lois du marché". Cash Investigation révèle ces nouvelles fraudes à la Sécurité sociale. 

Synopsis de l'émission :

Longtemps érigé en modèle, le système de santé français est aujourd'hui au bord de l'asphyxie. En 2014, le trou de la sécurité sociale a atteint plus de 11 milliards d'euros, 2 milliards de plus que prévu. En quinze ans, la dette des hôpitaux publics a été multipliée par trois. Pour sortir de cette situation catastrophique, une dangereuse course à la rentabilité s'est engagée. Multiplication des actes inutiles mais rémunérateurs, recours aux sociétés d'optimisation, médicaments à l'efficacité contestée : pendant un an, Elise Lucet et l'équipe de « Cash investigation » ont mené l'enquête. Plusieurs reportages mettent en lumière des pratiques effarantes, qui plombent le système de santé.


source : Hélène Marzolf http://television.telerama.fr/tele/magazine/cash-investigation,8358745,emission96492267.php

Notre système de santé se porte mal, très mal. L'an dernier, le trou de la Sécurité sociale dépassait les 11 milliards d'euros et, en quinze ans, la dette des hôpitaux a triplé. Depuis qu'en 2007 la tarification à l'activité a remplacé la dotation globale accordée aux établissements de santé, le secteur est victime d'une véritable dérive marchande : les hôpitaux sont rémunérés par l’Etat en fonction du NOMBRE d’actes médicaux accomplis. Résultat, dans certains hôpitaux, on en arrive à opérer des patients qui n’en ont pas vraiment besoin.

[...] aujourd'hui, pour rentrer dans leurs frais, de nombreux établissements pratiquent des actes inutiles sur les patients.

La "loi du marché" met aussi à mal le secret médical. Certains établissements de santé ouvrent leurs dossiers médicaux à des cabinets d’optimisation. Certains prestataires privés proposent aux hôpitaux déficitaires de gonfler leurs recettes grâce au « surcodage ». Une pratique qui permet aux hôpitaux de se faire rémunérer pour des actes qui n’ont pas été effectués

Conflits d’intérêts à tous les étages

Après les hôpitaux, les labos. Le dernier volet de l'émission évoque la manière dont, parallèlement, les firmes pharmaceutiques, elles, engrangent de coquets bénéfices, en inondant le marché mondial de médicaments dont l'efficacité reste à prouver.

L’année dernière, la Sécu a remboursé 22 milliards d’euros de médicaments. Une mine d’or pour les firmes pharmaceutiques. En témoigne l'exemple précis d'un traitement anti-cholestérol, l’un des blockbusters du secteur, le Crestor, un médicament qui permet de lutter contre le cholestérol, dont la mise sur le marché révèle une nébuleuse de conflits d'intérêts et le manque d'indépendance d'une partie du milieu médical. Cash Investigation dévoile les stratégies des labos pour convaincre les experts influents et vendre toujours plus.

On peut s'agacer de la forme parfois un peu « ludico-gnangnan » du magazine, mais le fond du dossier est, comme chaque fois, remarquablement disséqué.

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/!\ Veille Alimentation et Santé par econologie

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Date de dernière mise à jour : 12/02/2016