Techniques de manipulation /A ✪

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source : extrait de  " Ces gens qui vous empoisonnent l’existence" par  Marie-Josée Turcotte - Lillian Glass Éditon Marabout

Voici les principales caractéristiques des différents types de personnes toxiques, leurs motivations et comment leur faire face.

Le Dénigreur

Il ne rate jamais une occasion d’écraser les autres. Il adore tourner les gens en ridicule. Il vous dénigre parce qu’il se sent menacé face à ce vous représentez. Il doit donc vous déprécier pour pouvoir se valoriser.

Utilisez la technique de l’interrogation calme et ce afin de déterminer ce qui le dérange vraiment. Exemple : « Pourquoi t’acharnes-tu ainsi sur moi ? Ai-je fait quelque chose qui ta déplu ? »

Le Critique

Il se sent oblige de vous trouver des défauts. Il passe son temps au comptoir de réclamations. Il critique tout, même les choses les plus insignifiantes, parce qu’il est constamment frustré. En effet, rien n’est jamais assez parfait à ses yeux, ce qui le rend très insécure. Pour contrer ce sentiment, il cherche donc à avoir raison à tout prix.

La technique du désamorçage, ainsi que celle de l’interrogation calme apparaissent comme les plus efficaces. Exemple : « Tu crois que c’est de ma faute si nous sommes en retard ? » « Chéri ne crois-tu pas que les trois coups de téléphone que tu as donnés juste avant notre départ ont aussi quelque chose à voir avec notre retard ? »

Le Dominateur

Il mène tout le monde à la baguette. Il n’a aucun esprit d’équipe et répugne à déléguer son autorité. C’est parce qu’il souffre d’une profonde insécurité que le dominateur se croit obligé de contrôler tout ce qui gravite autour de lui.

Au moindre signe de comportement dominateur réagissez en utilisant la technique de l’affrontement. Vous devez fixer des limites avec ce type de personne. Quitte à avoir recours à la technique de la furie pour lui faire comprendre que vous n’aimez pas être contrôlé.

Le Compétiteur

Il cherche depuis toujours à être le premier. Il saisit toutes les occasions de se montrer plus malin que vous. Parce que le compétiteur manque d’estime de soi, la seule façon pour lui d’entrer en rapport avec vous consiste à tout transformer en compétition. Recourez à la technique de l’interrogation calme. Exemple : « Est-ce que tu te
sens mieux à présent que gagné ? »

Le Moulin à paroles

Il impose le flux de ses paroles, la plupart du temps inutile. Il est si absorbé par ses récits interminables qu’il ne voit pas votre air ennuyé. Si le moulin à paroles bavarde inlassablement, c’est pour être accepté et aimé, pour se sentir important.

La technique de l’expiration de la tension est la première à utiliser afin de garder votre calme. Par la suite, utilisez la technique du désamorçage :
commencez par lui dire gentiment et poliment que vous l’appréciez (si c’est le cas), mais que parfois il parle trop.

Le Fauteur de troubles

C’est une commère qui souffre d’indiscrétion aiguë. Il ne semble vivre que pour semer la zizanie.
Le fauteur de trouble se comporte comme il le fait afin d’avoir le sentiment d’être important.

La technique de l’interrogation calme met généralement un terme à son comportement, car il se rend compte vous n êtes pas dupe de son petit jeu.

Le Plaisantin

Il lance des piques en recourant à un humour sarcastique, pour ensuite prétendre qu’il plaisantait.
Il est incapable de parler sérieusement. Il se comporte ainsi parce qu’il est incapable de faire face aux émotions authentiques, qui lui sont trop douloureuses. Il camoufle donc sa blessure derrière une façade d’humour.

Utilisez la technique de l’affrontement. Ainsi, vous lui ferez savoir que vous ne le trouvez pas drôle que vous n’avez pas à subir ses sarcasmes.

L’écervelé

Il se met toujours les pieds dans les plats. Il dit toujours ce qu’il ne faut pas dire. L’écervelé est semblable a un enfant de quatre ans : il vous dit tout ce qui lui passe par la tête, sans aucune considération pour vos sentiments.

Commencez par la technique de l’expiration de la tension, car l’écervelé est effroyablement exaspérant : Passez ensuite à la technique de l’affrontement pour l’informer que son comportement est blessant et inacceptable.

Le Nombriliste

Il est incapable de parler de quoi que ce soit qui ne se rapporte pas à lui-même. Il monologue au lieu de dialoguer avec vous. Son égoïsme est dû à sa peur, à son insécurité de ne pas être aimé et accepté. Sachez que l’ego du nombriliste est généralement aussi fragile qu’une coquille d’œuf.

Parce que vous savez pourquoi il se comporte ainsi, utilisez la technique du désamorçage il vous sera ainsi plus facile de traiter avec lui. Mais sachez qu’il vous faudra cependant user de beaucoup de patience pour arriver à le supporter.

Le Fuyard

Il prend ses jambes à son cou à chaque fois qu’il se trouve dans une situation stressante.
Il ne prend jamais position et est allergique aux engagements. La vie du fuyard est assujettie à la peur : celle de déplaire aux autres, celle de commettre une erreur celle de ne pas être à la hauteur. Alors il fuit.

La seule technique qui semble valable auprès de cette personne est celle de l’affrontement (si bien entendu vous parvenez à le coincer). Faites-lui comprendre que vous
refusez d’accepter ce comportement.

L’hypocrite

Il utilise contre vous les confidences que vous lui faites. C’est un caméléon qui change de discours en fonction de ce qu’il croit que vous aimeriez entendre.
Il éprouve du ressentiment à votre égard, mais il n’a pas le courage de vous avouer qu’il vous en veut ou qu’il vous envie.

Utilisez la technique de l’affrontement en lui disant que vous êtes conscient de son hypocrisie. Ne laissez pas passer un tel comportement.

L’exploiteur

C’est un éternel quémandeur. C’est un ami des beaux jours qui ne s’intéresse à vous que tant que cela lui convient. Il ferait n’importe quoi pour réussir, car son estime de soi est en jeu. La technique de l’affrontement est la plus indiquée. Dites à cette personne que vous vous sentez exploité et que son comportement vous blesse. Si l’exploiteur tient à sa relation avec vous, il fera son propre examen de conscience.

La Victime

Elle réussit toujours à vous déprimer en vous racontant ses innombrables malheurs. Elle invente d’avance les pires scénarios et s’apitoie sot son sort.
Son but est d’attirer votre attention. Mais parce qu’elle se sent incompétente et qu’elle est convaincue que la vie est injuste, elle ne s’intéresse nullement aux conseils que vous pourriez lui offrir.

C’est la technique de l’expiration de la tension qui est la plus utile quand on est en contact étroit avec une victime. Rejetez l’énergie négative qu’elle vous a transmise, autrement c’est votre propre moral qui va y passer.

25 règles de la désinformation

Source : VIGLI.ORG (n'est plus disponible)

n°1 : Evitement

Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler. Si elle n’est pas rapportée, elle n’existe pas et il n’y a pas lieu de s’en occuper.

n°2 : Superficialité

N’aborder la controverse qu’en périphérie, sur des points mineurs voire pittoresques. Eviter soigneusement les points clés de l’argumentation.

n°3 : Indignation

Rejeter le sujet de façon indignée (« jamais une chose pareille ne serait possible »). Jouer sur le sentiment d’incrédulité (« il y aurait eu des fuites », « ça se saurait », …)

n°4 : Rumeur

Considérer la controverse comme une rumeur de plus, sans fondements, quels que soient les arguments présentés.

n°5 : Homme de paille

Présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée, en sélectionnant son argument le plus faible, en amplifiant sa portée puis en le détruisant.

n°6 : Messager

Décrédibiliser le porteur du message. Par extension, associer les opposants à des dénominations impopulaires telles que « excentrique », « extrême-droite », « gauchiste », « terroriste », « conspirationniste », « radical », « fanatique », ou même « blonde » etc…

n°6 bis : Attaque ad hominem

Très appréciée et souvent utilisée. Quitter l’objet de la querelle (indéfendable) et diriger les attaques sur la personne de l’opposant en tenant des propos désobligeants, blessants ou grossiers à son égard. C’est un appel des facultés de l’esprit à celles du corps ou à l’animalité.

n°7 : Biais

Exacerber tous les faits qui pourraient donner à penser que l’opposant opère en dissimulant ses véritables intentions ou est sujet à tout autre forme de biais.

n°8 : Confusion

Quelque soit le niveau de la polémique mais sans y faire référence, confirmer la thèse officielle par un communiqué laconique sur une nouvelle étude favorable et rassurante.

n°9 : Autorité

S’associer à l’autorité (organismes internationaux etc.) et présenter ses arguments avec suffisamment de jargon, de détails techniques et de sources pour les crédibiliser.

n°10 : Innocence

Faire l’innocent. Quelle que soit la solidité des arguments de l’opposant, éviter la discussion en leur contestant toute crédibilité, toute existence de preuves, toute logique ou tout sens. Mélanger le tout pour un maximum d’efficacité.

n°11 : Amalgame

Associer les charges de l’opposant à des charges farfelues facilement réfutables, qu’elles soient antérieures ou le fait d’autres opposants. En y étant associées, les charges subséquentes, quelle que soit leur validité, sont alors beaucoup plus facilement discréditées.

n°12 : Diviser

Diviser pour mieux régner et par extension mettre l’accent sur les différences entre les différents courants des opposants et l’impression de chaos que cela procure.

n°13 : Pseudo-débat

Présenter la version de l’opposant en premier lieu puis démentir par une succession de déclarations issues de sources faisant apparemment autorité.

n°14 : Confession

Admettre avec candeur que des manquements (mineurs) ont été identifiés et que des solutions ont été apportées. Les opposants cependant en ont tiré parti pour gonfler la controverse et tenter de démontrer ce qui n’existe pas.

n°15 : Edulcorer

Utiliser des termes techniques sans contenu émotif pour décrire le problème.

n°16 : Enigme

Les énigmes n’ont pas de solution. Etant donné la multitude des paramètres, des intervenants et de leurs interactions, le sujet est bien trop complexe pour ne pouvoir être jamais résolu. Une technique couramment utilisée pour décourager ceux qui cherchent à suivre…

n°17 : Solution complète

Eviter le problème en exigeant de l’opposant qu’il fournisse une solution complète à la résolution de la controverse.

n° 18 : Omission

Omettre des preuves, des publications ou des témoignages contraires. S’ils n’existent pas, ce ne sont pas des faits, et le sujet ne doit pas être couvert.

n°19 : Sang froid

Amener l’opposant à argumenter dans une position difficile et jouer sur sa perte de sang froid pour le décrédibiliser.

n°20 : Expertise

« You don’t bite de hand that feeds you » , disent les Anglais. Créer son propre groupe d’experts et le financer directement ou indirectement.

n°21 : Preuve impossible

Ignorer les preuves présentées par l’opposant comme étant non pertinentes et lui demander des preuves inaccessibles, que ce soit matériellement (non disponibles ou soustraites au regard du public), techniquement (années de recherche) ou financièrement.

n° 22 : Déni

Dénier toute crédibilité ou être extrêmement critique vis à vis de publications, de témoignages ou même de propos officiels d’organes de pouvoir, en les désignant comme des « sources non valides » ou « des éléments sortis de leur contexte ».

n°23 : Fausse preuve

Introduire des éléments contradictoires par rapport à l’argument de l’opposant, au besoin en fabriquant de fausses preuves, par exemple sous la forme d’études scientifiques au protocole particulièrement étudié.

n°24 : Grand Jury

Organiser un grand jury ou des états généraux avec tous les atours de la consultation la plus large et la plus ouverte qui soient. Neutraliser ensuite les sujets qui fâchent et présenter le rapport final comme étant l’état du consensus général.

n°25 : Diversion et distraction

Créer l’événement ailleurs pour distraire et écarter l’attention du public.

25 règles de la désinformation - bis

source : http://www.zengardner.com/the-25-rules-of-disinformation

Extrait de "Vingt cinq manières de supprimer la vérité : les règles de désinformation " par H.Michael Sweeney. Ces 25 règles se retrouvent partout dans les médias, depuis les débats politiques, jusqu'aux spectacles télévisés et commentaires de blogs.

1) Ne pas entendre le mal, ne pas voir le mal et ne pas parler du mal

(référence à la règle d'or des 3 singes japonais) Malgré ce que vous savez, n’en discutez pas — surtout si vous êtes une figure publique, un présentateur de JT, etc. Si cela n’a pas été rapporté, cela n’est pas arrivé, et vous n’aurez pas à vous en occuper.

2) Se montrer incrédule et indigné

Éviter de parler des points clé et à la place se concentrer sur des problèmes secondaires qui peuvent servir à montrer que le sujet abordé critique un groupe ou un thème par ailleurs sacro-saint. C'est connu aussi comme le subterfuge du « Comment osez-vous ! »

3) Colporter des rumeurs

Éviter de parler des problèmes en mettant toutes les accusations, sans se préoccuper des endroits ou des preuves, sur le compte de simples rumeurs et de calomnies mensongères. D’autres termes désobligeants incompatibles entre eux avec la vérité peuvent fonctionner aussi. Cette méthode fonctionne spécialement bien avec une presse silencieuse, parce que la seule manière qu'a le public d'apprendre les faits est par ces « rumeurs discutables ». Si vous pouvez associer le matériel à Internet, utilisez ce fait pour certifier que c’est une "folle rumeur" qui peut en fait n'avoir aucune base.

4) Utiliser des arguments spécieux

Trouver ou créer un élément apparent dans les arguments de votre adversaire facile à démonter pour vous faire paraître gentil et votre adversaire méchant. Soit inventer un problème où vous pouvez (en toute sécurité) insinuer qu'il existe en se basant sur l'interprétation des arguments/de la situation de l'adversaire, soit sélectionner le point le plus fragile de ses accusations les plus faiblardes. Amplifier leur signification et les détruire d’une manière qui semble discréditer toutes les accusations, qu’elles soient vraies ou fabriquées, tout en évitant en fait de parler des réels problèmes.

5) S'écarter du sujet en insultant et en ridiculisant les adversaires

C'est aussi connu sous le nom de stratagème du messager de l'agression primaire, bien que d’autres méthodes soient qualifiées de variantes de cette approche. Associer l'adversaire à des qualificatifs impopulaires comme "excentrique", "de droite", "libéral", "de gauche", "terroriste", "conspirateurs musclé", "radical", "militant", "raciste", "fanatique religieux", "déviant sexuel" et ainsi de suite. Ceci dissuade les autres d'apporter leur soutien de peur de recevoir la même étiquette, et ainsi cela évite d'aborder la question.

6) Frapper et fuir

Sur tous les forums publics, attaquer brièvement l'adversaire ou ce qu'il pense et détaler avant qu’une réponse puisse être donnée, ou simplement ignorer les réponses. Ceci fonctionne extrêmement bien sur Internet avec les "lettres au webmaster", où il est possible de communiquer avec de nouvelles identités sans avoir à expliquer le raisonnement de la critique – faire simplement une accusation ou une autre attaque, ne jamais discuter du problème, et ne jamais répondre ensuite, ce qui ferait paraître honorable le point de vue de l’adversaire.

7) Douter des motivations

Déformez ou amplifier un fait qui de cette façon pourrait sous-entendre que l’adversaire opère à partir d’un agenda personnel secret ou d’un autre parti pris. Ceci évite de développer la question et oblige l’adversaire à se mettre sur la défensive.

8) Invoquer une quelconque autorité

S'affirmer soi-même ou s'associer à une autorité et présenter son argumentation avec suffisamment de "jargon" et de "détails" qui illustrent que vous êtes "celui qui sait", et dire simplement qu’il en est ainsi, sans discuter du problème ou démontrer concrètement pourquoi, ni citer ses sources.

9) Jouer à l'imbécile

Quelles que soient les preuves ou l'argumentation logique proposée, éviter de discuter des problèmes en niant toute crédibilité, bon sens, preuves fournies, information pertinente, logique ou conclusion. Bien mélanger pour un effet maximum.

10) Associer les accusations de l’adversaire à d'anciennes informations

Habituellement dérivé des arguments spécieux, pour toute question de grande envergure et à grand retentissement, quelqu’un portera très tôt des accusations pouvant être réglées facilement. Quand ce peut être prévu, faire que son propre bord soulève un argument spécieux et le régler au plus vite comme faisant partie du plan B de départ. Des accusations ultérieures, quelles que soient leur validité ou la découverte d'un nouveau terrain, peuvent s'associer aux accusations initiales et être démontées comme étant une reprise, sans besoin de s'occuper des questions du moment – et c’est tant mieux si l’adversaire a ou avait un lien avec la source d'origine.

11) Installer des positions de repli et leur faire confiance

Utiliser un point mineur ou un élément des faits et jouer les "grands seigneurs" pour "confesser" avec candeur qu’une erreur innocente, avec le recul, a été faite – mais que les adversaires ont saisi cette opportunité pour en profiter largement en sous-entendant de plus grands "crimes", ce qui "n’est absolument pas le cas". Ce que d'autres peuvent confirmer plus tard en votre nom. Fait correctement, ceci peut attirer la sympathie et le respect pour avoir fait son "mea culpa" et avoir "reconnu" ses erreurs, en évitant les questions importantes.

12) Énigmes sans solution

En exploitant la masse d’événements autour du crime et la multitude d’acteurs et de faits, dépeindre la totalité de l’affaire comme beaucoup trop complexe à résoudre. Ce qui conduit ceux qui envisagent le problème autrement à vouloir s'en désintéresser plus rapidement et on élude ainsi les vraies questions.

13) La logique d’Alice au pays des merveilles

Évitez de discuter des problèmes par un raisonnement à l’envers contenant une apparente logique de déduction et en évitant tout fait matériel réel.

14) Exiger la solution complète

Éviter les problèmes en demandant aux adversaires de trouver tout seuls l'auteur du crime en question, stratagème qui fonctionne le mieux pour les cas de la règle n°10.

15) Faire s'accorder les faits avec des conclusions de remplacement

Ce qui demande de l'imagination sauf si le problème a été planifié avec des conclusions toutes faites type plan B.

16) Faire disparaître les preuves et les témoins

Si ça n’existe pas, ce n’est pas un fait, et donc pas besoin de traiter le problème.

17) Changer de sujet

En principe en lien avec l'un des autres stratagèmes listés ici, trouver une manière d’éluder la discussion avec des commentaires caustiques ou controversés dans l’espoir de détourner l’attention sur un nouveau sujet de discussion plus gérable. Ceci fonctionne bien avec des complices qui peuvent se "chamailler" avec vous sur le nouveau sujet et orienter la discussion pour éviter de débattre de sujets plus importants.

18) Créer des émotions, contrarier et provoquer l'adversaire

Si vous ne pouvez rien faire d'autre, rabrouez vos adversaires, moquez-vous d'eux, et amenez les à répondre sur un registre émotif, ce qui tendra à les faire paraître stupides et trop motivés, et en général rendez leurs informations moins cohérentes. Non seulement vous éviterez dans un premier temps de parler des problèmes, mais même si leurs réponses chargées d'émotion concernent la question, vous pouvez continuer à éviter la question en mettant l'accent sur leur "sensibilité aux critiques".

19) Ignorer les preuves présentées, demander d'impossibles preuves

C'est peut-être une variante du "Jouer à l’imbécile" de la règle n°9. Peu importe les faits présentés par l'adversaire dans les forums publics, prétendez que le matériel est hors sujet et demandez des preuves impossibles à produire par l’adversaire(elles peuvent exister, mais ne pas être à sa disposition, ou ce peut être quelque chose reconnu avoir été détruit ou caché, comme l’arme d’un crime) Afin d’éviter complètement la discussion sur le sujet, vous devrez peut-être nier catégoriquement et ne pas reconnaître les médias et les livres comme sources valables, nier la crédibilité des témoins, et même nier que les déclarations faites par le gouvernement ou d’autres autorités aient une signification ou de la pertinence.

20) Fausses preuves

A chaque fois que c’est possible, introduire de nouveaux faits ou indices, conçus et créés pour entrer en conflit avec ce que présente l’adversaire, comme outils utiles pour neutraliser les sujets sensibles ou bloquer la conclusion. Ceci fonctionne au mieux quand le crime a été prévu dans ce but, et il est ainsi difficile de séparer le vrai du faux.

21) Convoquer un jury d'accusation, un procureur, ou autre corps d’investigation habilité

Pratiquez la corruption à votre avantage et neutralisez efficacement tout sujet sensible sans discussion ouverte. Une fois présents, il est indispensable que les preuves et témoignages soient gardés secrets si on se débrouille correctement. Par exemple, avoir le procureur "dans votre poche", peut garantir que le jury d'accusation n'entende aucune preuve utile et que les preuves soient scellées comme indisponibles pour les enquêteurs suivants. Une fois le verdict favorable prononcé (en général, cette technique est appliquée pour rendre un innocent coupable, mais elle peut aussi servir à obtenir des accusations quand on cherche à coincer la victime), le sujet peut être considéré comme officiellement clos.

22) Fabriquer une nouvelle vérité

Créez vos propres experts, groupes, auteurs, dirigeants ou influencez ceux qui existent et qui sont prêts à avancer sur un nouveau terrain via la recherche scientifique, d'investigation, ou sociale ou par un témoignage qui se conclut favorablement. De cette manière, si vous devez réellement aborder la question, vous pouvez le faire avec autorité.

23) Créer de plus gros dérivatifs

Si les méthodes ci-dessus ne semblent pas fonctionner pour détourner l’attention des questions sensibles, ou pour empêcher des médias gênants de couvrir des événements impossibles à empêcher comme des procès, fabriquez d'autres histoires plus énormes (ou en les qualifiant ainsi) pour créer un dérivatif aux multitudes.

24) Réduire les détracteurs au silence

Si les méthodes ci-dessus ne triomphent pas, envisagez d'enlever les adversaires de la circulation par des solutions définitives pour supprimer entièrement le besoin de parler des problèmes. Ce peut être par leur mort, une arrestation suivie de détention, un chantage ou la destruction de leur réputation en les dénonçant comme maître-chanteur, ou simplement en les intimidant par chantage ou autres menaces.

25) Disparaître

Si c'est vous le détenteur clé de secrets ou si vous vous sentez autrement bien trop en vue et si vous pensez que ça sent le roussi, débarrassez le plancher.

L'incompétence du pouvoir...

source : http://www.calay.be/pouvoir.php

Le pouvoir est, hélas, souvent incompétent ... et même obtus.

Principe de L.J. Peter et R. Hull (1969) :
"Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence."
"Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité."

Explication :
Dans une entreprise, les employés compétents sont promus et les incompétents restent à leur place. Un employé compétent grimpe donc la hiérarchie jusqu'à atteindre un poste pour lequel il ne sera pas compétent. À ce stade, il devient alors un incompétent qui va occuper son poste indéfiniment.

Autrement dit :
- un employé compétent promu est remplacé par un autre employé, potentiellement incompétent
- si le nouvel employé est compétent, il sera promu et remplacé à son tour par un nouvel employé jusqu'à ce que le poste échoue à un incompétent.

On retrouve ce système dans toutes les activités, à toutes les échelles de pouvoir : aussi bien dans la gestion des chantiers que dans celle d'un pays. Il suffit d'observer ce qui se passe autour de nous pour ... s'en convaincre.

La Belgique est d'ailleurs en grande difficulté politique au moment où je rédige cette page (mai 2010), suite à la perte, fin 2009, de son compétent premier ministre Mr van Rompuy, "promu" à l'Europe et fort tristement remplacé.

Y a-t-il un remède à l’incompétence ?

Le dictionnaire définit l’incompétence comme "l’insuffisance des connaissances ou de l’habileté nécessaire pour juger ou accomplir une chose".

Nous avons tous autour de nous des gens incompétents, et peut-être d’ailleurs sommes-nous aussi, parfaitement incompétents dans certains domaines. Mais comment le savoir ? Cette évaluation est difficile, voire impossible.

"L’incompétence induit des conclusions erronées, écrit le psychologue Kruger, mais elle interdit également de prendre conscience de ses erreurs."
C’est donc l’aveuglement et l’ambition des incompétents qui les poussent à accepter sans réfléchir des postes qu’ils seront incapables d’assumer. Les personnes compétentes, elles, préfèrent rester à un poste qu’elles maîtrisent parfaitement et où elles font correctement leur travail. (Travaux de Dunning et Kruger)

Le pouvoir incompétent est donc nécessairement obtus, puisqu'il s'estime compétent et est incapable de remettre en cause cette évaluation.

Il faut éviter de mettre les gens face à leur incompétence :

- en leur posant des questions qu'ils ne se sont pas posées eux-mêmes, et
- en ayant déjà des réponses partielles à ces questions et en leur en faisant part.

Dans ma vie personnelle, je suis souvent confronté à cette problématique.
L'hyperacuité de mes cinq sens m'a amené à chercher beaucoup de solutions à des questions existentielles peu courantes.

Prenons l'exemple de la gestion de mes fibrillations auriculaires :
Je me suis rendu chez plusieurs cardiologues avec des questions qui me semblaient assez basiques :
- pourquoi est-ce que je fibrille ? quels sont les facteurs déclenchants d'une crise ?
- quels sont les moyens d'éviter la fibrillation ? les précautions à prendre ?
- qu'existe-t-il comme mode de surveillance de mon rythme cardiaque sur mon propre PC ?

Ce fut la stupéfaction : aucun d'entre ne fut capable de répondre posément à ces questions. La majorité les a d'ailleurs repoussées, me faisant passer pour un prétentieux. De quel droit un patient pose-t-il des questions ... ?
La formation médicale qu'ils ont reçue leur a seulement appris à prescrire un médicament donné suivant un type d'électrocardiogramme. Le reste n'existe pas dans leur univers. Et ces questions ne leur sont même pas venues à l'esprit.
Mais le plus grave, c'est que je les aie irrités, provoqués, certains ont réagi de manière virulente, car ils ont été mis face à leur incompétence, ce qui leur est insupportable pour un métier aussi dominant que celui de médecin.

Stratégies de survie face au pouvoir incompétent

Lorsque la personne qui a le pouvoir est incompétente et obtuse vis-à-vis d'un problème essentiel à résoudre pour ma survie, voici le processus que j'ai développé pour essayer de m'en sortir.
Chaque étape du processus doit être effectuée uniquement après l'échec de la précédente, et suivant l'ordre recommandé.

Processus en huit étapes :

(suite)

1 - Aller trouver l'incompétent en privé et sur rendez-vous, lui expliquer la situation en la comparant à quelque chose de son vécu à lui.

Les bureaux sont souvent décorés de quelques photos, diplômes, statues, dessins, qui expriment des lieux d'intérêt de leur occupant. Il s'agit d'utiliser cette information comme point de comparaison. C'est souvent un lieu de leur vie privée, et cela les touche très fort :
"comme moi, je vois que vous avez des enfants, aussi suis-je sûr que vous comprenez ma demande concernant ce congé parental etc. "
Il faut absolument être maître de ses émotions, ne pas rentrer dans la colère
- ni vis à vis de cette personne, car il a un pouvoir fragile et solide à la fois, une colère contre lui se payerait très cher
- ni vis à vis de soi-même, car une colère retournée contre soi peut finir dans les assuétudes.

2 - Prendre un intermédiaire influent, éventuellement extérieur, muni des preuves objectives de la situation, et aller retrouver l'incompétent

Deux personnes sont plus déstabilisantes pour lui, surtout si la personne extérieure est celle qui lui prouve son incompétence, ce qu'il n'accepterait pas de son subalterne.

3 - Aller trouver le supérieur hiérarchique de l'incompétent, dans la plus haute discrétion.

Ne pas faire l'erreur classique de dire à l'incompétent qu'on va aller trouver son supérieur. Ne rien dire à l'avance, ce qui n'est pas facile étant donné la colère que l'on contient souvent à ce stade-là.

4 - Faire du syndicalisme de groupe

trouver un nombre suffisant de personnes qui se rallient à la même cause, et aller trouver l'incompétent dans son bureau, ou faire une manifestation, une grève, etc. Les incompétents sont souvent très sensibles à leur aura face à la collectivité.

5 - Modifier le système pour que le problème n'existe plus.

Parfois c'est simple à faire, mais l'obsession de la situation a souvent amené à ne pas voir ni appliquer cette solution plus tôt.

6 - Faire ouvertement ce que l'incompétent refuse, et en assumer la réaction.

Celle-ci sera parfois inattendue (indifférence, pleurs, ...) ou totalement disproportionnée (renvoi, colère, ...).

7 - Le faire de manière cachée, et en assumer les risques.

Il aurait sans doute fallu savoir se taire plus tôt face à quelqu'un qui n'a pas la logique lui permettant d'appréhender ma vérité, ni de comprendre ma réalité. Ne nous culpabilisons pas trop : la personne en face de nous fait souvent bien pire vis-à-vis de nous, en utilisant l'une ou l'autre des techniques de désinformation décrites dans le paragraphe suivant !

8 - Changer de lieu, de travail, déménager

Nous avons bien entendu mille raisons de ne pas le faire. Dans ce cas, assumons.

Rapport à la pseudoscience

source : http://fr.sputniknews.com/insolite/20160130/1021339339/pseudoscience-scientifiques-publicitaires.html

Le Guardian démystifie la popularité de la pseudoscience à notre époque si rationnelle, et explique comment elle nous rend vulnérables.

Tout le monde sait à quel point la publicité est omniprésente: au verso de votre bouteille de shampooing, sur votre fil d'actualités Facebook, à la télé. Les pubs font souvent des déclarations très fortes: elles vous disent que votre bracelet magnétique améliorera votre performance sportive, que les glucides vous feront grossir, et qu'à peu près tout vous donnera le cancer. Truffées de jargon scientifique, ces grandes déclarations donnent l'impression qu'elles sont les résultats de recherches en laboratoire et de données incontestables.

Le professeur adjoint Christian Behrenbruch de l'Université RMIT dédie au moins 3 heures par jour au combat contre la pseudoscience. "Chaque fois qu'il y a de l'argent en jeu, la science est éjectée par la fenêtre", s'exprime le prof devant le Guardian.

"Par exemple, lorsqu'un client ordinaire décide d'investir dans une entreprise technologique, il faut énormément d'effort afin de déloger la conviction que la science peut être un charlatanisme. Partout sur la planète, il y a des courants de petites entreprises publiques qui prennent l'argent d'investisseurs crédules dont les connaissances scientifiques sont insuffisantes — mais une fois qu'ils sont accrochés, ils sont accrochés", signale-t-il.

Lorsqu'une personne s'oppose à une croyance déjà existante, elle se positionne contre un tas de distorsions cognitives.

Le regret d'un achat irrécupérable

A qui n'est-il pas arrivé de continuer à regarder un film ennuyeux pour justifier l'achat du billet? Ce principe s'applique également dans le cas d'une personne qui tient à une conviction et la protège, même si elle est fausse. Si les gens soutiennent de tout leur poids une théorie, ils ne pourront pas en reconnaître les torts.

Le respect des modèles

Mis à part le fait que nous aimons avoir raison, nous nous accrochons à des stéréotypes et les traquons afin de donner sens au monde qui nous entoure. Ainsi, afin de soutenir une théorie, nous ignorons les données contradictoires. Il est en effet plus facile de prouver une idée à laquelle nous sommes déjà attachés que de faire face aux démonstrations du contraire.

L'illusion d'un groupement

Lorsque nous sommes exposés à un flux ininterrompu d'informations, il est très compliqué de se protéger contre les fausses conclusions. Parfois, le cerveau humain unit inconsciemment des éléments qui dans les faits sont incompatibles, mais notre penchant pour l'ordre rend ces groupements très séduisants.

L'effet Dunning-Kruger

L'effet Dunning-Kruger, ou effet de surconfiance, masque une vérité bien connue: moins une personne sait, plus elle a confiance. A l'inverse, plus une personne en sait, plus elle aura tendance à douter de son savoir. C'est la célèbre formule du philosophe Socrate qui disait: "Je sais que je ne sais rien".

Tout cela entrave la communication entre le grand public et la science. Le Guardian conclut qu'il est important pour la communauté scientifique de présenter les idées vraies avec sagesse.

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Date de dernière mise à jour : 01/02/2016