Perte Massive de la BIODIVERSITÉ (6e extinction de masse...) ✪

Définir la biodiversité et l'importance vitale de chacun de ses maillons

La page source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Biodiversité mérite toute votre attention !

La biodiversité, composé des mots bio (du grec βίος / bios, « vie ») et diversité, est la diversité, naturelle ou non, des organismes vivants. Elle s'apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces et des gènes dans l'espace et dans le temps, ainsi que les interactions au sein de ces niveaux d'organisation et entre eux.

Depuis le sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, la préservation de la biodiversité est considérée comme un des enjeux essentiels du développement durable. L'adoption de la Convention sur la diversité biologique (CDB) au cours de ce sommet engage les pays signataires à protéger et restaurer la diversité du vivant. Au-delà des raisons éthiques, la biodiversité est essentielle aux sociétés humaines qui en sont entièrement dépendantes à travers les services écosystémiques.

Organisation du vivant_Biodiversité

source : https://youtu.be/ydXsHcV2OAM

Gilles Boeuf, biologiste, conseiller scientifique pour l’environnement, la biodiversité et le climat au Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie et au Muséum national d’Histoire naturelle, professeur à l’Université Pierre et Marie Curie Paris VI.

La biodiversité, bien plus qu’un inventaire d’espèces dans un écosystème donné, est en fait tout l’ensemble des relations que les êtres vivants ont établies entre eux et avec leur environnement.
Ecosystèmes et espèces disparaissent aujourd’hui beaucoup trop vite sous les actions de l’humanité. Les populations végétales et animales s’effondrent sous l’impact des destructions et pollutions des écosystèmes, des surexploitations des stocks, des disséminations anarchiques d’espèces et enfin du dérèglement climatique dans lequel nous avons bien notre part.

Nous ne consommons que du vivant et ne coopérons qu’avec du vivant : alors comment imaginons-nous survivre sans cette vie qui nous entoure ? Comment nous organiser pour freiner ou faire disparaître ce monstrueux gaspillage et nous préparer des lendemains plus soutenables, et enfin mériter ce terme de « sapiens » que nous nous sommes attribué ?

Les 7 plaies de la crise écologique (extrait de la vidéo)

source : extrait de la vidéo précédente, et donc du travail de Gilles Boeuf.

  • La crise du productivisme agricole : raréfaction de la biodiversité des sols...
  • La pénurie d'eau potable : gaspillage à tout craint
  • Les ressources halieutiques s'épuisent :  surpêche par des bateaux comme militarisés
  • La déforestation progresse toujours : pour des produits dont on peut se passer (viande, huile de palme, etc.)
  • La biodiversité s'effondre :  perte de 50% dans ces 40 ans dernières années
  • Des produits toxiques de plus en plus disséminés : cosmétiques, vêtements, meubles, plastiques, informatiques...
  • Les dérèglement climatique s'accélère :  rapport à l'équivalent CO2 : méthane et autres gaz à effet de serre, acidification des océans

Hors on peut culiver sans pesticide tout en ayant une productivité équivalente voir supérieur par la rotation des cultures et le compagnonage, sans même jamais arroser !!

ON PEUT arrêter la surpêche et la déforestation ! C'est une question de volonté politique et d'organisation en laissant les pays se développer en harmonie. Il nous faut garder la biodiversité c'est VITAL ! On a inventé 50.000 molécules nouvelles qui ne sont pas biodégradables.

  • Demain, nourrir 9 milliards d'humaines
  • Produire plus sans augmenter indéfiniment les surfaces agricoles, 1500 millions d'ha actuellement
  • Ne pas gaspiller l'eau (80% aujourd'hui !)
  • Arrêter les usages de pesticides et d'insecticides dangereux, diminuer les engrais
  • Produire des produits sains
  • Ne pas détruire la biodiversité, en tirer parti
  • Développer les polycultures
  • Créer de l'emploi, faible mécanisation*
  • De vrais programmes de recherche fondamentale ! (exemple : quelles solutions alternatives ?)

*Le plus grand gisement d'emploi c'est le monde agricole petit, et non les grandes villes. Donc arrêtons cette mécanisation incensées. Les 3/4 de la production agricoles sont faits par des petits fermiers en Afrique, en Asie, en Amérique latine qui nous donnent à manger. C'est gens-là sont plus que profondément respectables et c'est eux qui sont les plus pauvres...

En économie « classique », la nature n'a pas de valeur en elle-même, elle en acquiert seulement à travers le travail humain : comment passer d'une économie anthropocentrée à une économie écocentrée ?

Gérer les biens communs de manière coopérative, sinon destruction.

La perte de biodiversité des sols du fait de l'agriculture industrielle

Extinction massive : sauver l'écosystème Terre, ne pas briser les maillons !

source : https://mrmondialisation.org/extinction-massive-sauver-la-planete-ou-sauver-lhomme

Il est un sophisme couramment entendu qui prétend qu’il ne faudrait pas sauver la planète, qu’elle était là avant nous et qu’elle sera là après nous. La Terre se sauverait donc toute seule et nous serions bien arrogants de croire que nous avons le pouvoir de la détruire. En réalité, rien n’est moins certain, car pour la première fois dans l’Histoire, nous sommes entrés dans l’Anthropocène, cette période où l’influence de l’Homme sur le système terrestre est telle qu’il a désormais le pouvoir et la technologie d’éradiquer les autres espèces vivantes. Et qu’est-ce que la planète Terre sans les êtres qui y vivent ?

En réalité, la Terre est précisément unique dans le fait qu’elle n’est pas un vulgaire caillou sans vie comme le sont des milliards de planètes dans le système solaire. Elle abrite une vie complexe, fruit de centaines de millions d’années d’évolution, de hasards, d’effondrements et de sursauts. Quand une espèce s’éteint, ce sont ces millions d’années de mutations génétiques qui s’effacent à tout jamais, sans possibilité de revenir en arrière. Ainsi, quand le dernier tigre de Tasmanie est mort en 1936 sous les balles des chasseurs, son patrimoine génétique unique dans l’univers a disparu à tout jamais. Si notre bonne vieille Terre a déjà résisté à de précédentes extinctions, c’est la première fois de son histoire que l’extinction massive trouve son origine dans une autre espèce : l’Homme. De fait, la situation est inédite, et nul ne peut prédire l’avenir à ce jour.

Face aux menaces d’extinction et au changement trop rapide du climat, il n’est pas impossible que l’être humain fasse un jour de ce monde une planète morte comme Mars, notamment en rendant son atmosphère impropre au développement de la vie. Par conséquent, c’est autant la Terre (en tant que biosphère), que l’Humain et toutes les espèces qu’elle accueille, qu’il convient de sauver aujourd’hui.

Et des espèces menacées d’extinction, il n’en manque tristement pas. Comme l’expose brillamment le film Racing Extinction (des mêmes producteur de The Cove), nous assistons de manière presque impuissante à une nouvelle extinction massive. Durant les 500 dernières années, nous avons perdu un quart des espèces, et avec la révolution industrielle, le phénomène s’est soudainement accéléré. Le rythme des disparitions est jusqu’à 1 000 fois plus élevé que ne le veut le processus d’évolution naturelle (sélection naturelle) selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Une rapidité qui rend impossible l’adaptation et précipite l’effondrement de la biodiversité. Mais il n’y a pas de fatalité.


Parmi les nombreuses espèces sur le point de s’éteindre (voir la liste de 22 espèces en danger), quatre d’entre elles, particulièrement aimées du grand public, subissent de plein fouet les conséquences de la mondialisation industrielle, du changement climatique et de l’accaparement des ressources.

Le Pingouin Africain (Vert)

52 000 individus. Ce serait le changement climatique le premier responsable. L’animal glisserait vers son extinction à un rythme régulier et soutenu qui ne montre aucun signe de ralentissement. On a déjà observé la diminution de 95 % des manchots africains depuis l’ère préindustrielle. Changements climatiques, perte de la biodiversité, pêche industrielle, industrie pétrolière proche de leur habitat, les raisons évoquées pour justifier cette disparition sont nombreuses mais toutes liées à l’activité humaine. Les scientifiques estiment que si les émissions de gaz à effet de serre restent sur leur trajectoire actuelle (objectif de la COP21), le changement climatique mènera un tiers des espèces du monde entier vers l’extinction (source).

Le Tigre (Jaune)

3200 individus. Une des espèces les plus proches de l’extinction. On en comptait 100 000 au siècle dernier. C’est une diminution de 97% ! En cause, la disparition de son habitat naturel couplé au braconnage. La majorité des tigres qui vivent sur Terre aujourd’hui se trouvent dans des cages, principalement aux États-Unis. Dans la nature, l’expansion de l’agriculture industrielle à placé l’animal en contact avec l’Homme. Pour se nourrir, le Tigre chasse parfois dans le bétail des élevages, ce qui a amplifié sa chasse et son braconnage. Si rien n’est fait, l’animal disparaîtra à l’état naturel d’ici une poignée d’années (source).

L’Ours Polaire (Bleu)

20 000 individus. Après avoir été chassé durant de nombreuses années, sa population s’était stabilisée suite à de grandes décisions internationales. Aujourd’hui l’animal souffre d’un nouveau mal : la faim. En raison d’une pêche industrielle irraisonnée, l’ours blanc manquerait de nourriture. Le nombre de cadavres retrouvés, visiblement victimes de la faim, inquiète. Une photographie d’un ours affamé avait notamment fait le tour du monde courant 2015. L’animal est toujours considéré en danger critique d’extinction. L’activité humaine est à nouveau au cœur de ce bouleversement.

L’Orang-outang (Rosé)

6000 individus. Son extinction quasi-inévitable au regard de notre folie consumériste est liée à la déforestation massive et à l’industrie de l’huile de palme, notamment. Pour y planter des palmiers, les bulldozer rasent leur biotope laissant derrière eux un désert où jonchent les cadavres d’animaux dont l’orang-outan en danger critique d’extinction. Les palmiers ne suffisant pas à constituer un nouveau biotope, sans habitat naturel, de nombreuses espèces s’éloignent dans le meilleur des cas, ou disparaissent dans la discrétion et sous les coups de tractopelles.

Aujourd’hui, tous les scientifiques s’accordent sur le lien inaliénable qui existe entre la bonne santé des écosystèmes et la capacité de l’humain à survivre sur la planète. Plus que jamais, il s’avère impératif de prendre des actions fortes, non seulement pour sauver l’Homme, mais pour sauver l’ensemble des espèces qui constituent la planète bleue.

La Terre a perdu la moitié de ses populations d'espèces sauvages en 40 ans

source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/30/la-terre-a-perdu-la-moitie-de-ses-populations-d-especes-sauvages-en-quarante-ans_4496200_3244.html

La planète est malade, et sa guérison semble de plus en plus incertaine. La pression exercée par l'humanité sur les écosystèmes est telle qu'il nous faut chaque année l'équivalent d'une Terre et demie pour satisfaire nos besoins en ressources naturelles, tandis que le déclin de la biodiversité est sans précédent. Ce sont les conclusions alarmantes du Fonds pour la nature (WWF), dans la dixième édition de son rapport Planète vivante, le bilan de santé le plus complet de la Terre.

Ce rapport bisannuel, réalisé avec la société savante Zoological Society of London et les ONG Global Footprint Network et Water Footprint Network, et présenté à l'Unesco mardi 30 septembre, se fonde sur trois indicateurs. Le premier, l'indice planète vivante (IPV), mesure l'évolution de la biodiversité à partir du suivi de 10 380 populations (groupes d'animaux sur un territoire) appartenant à 3 038 espèces vertébrées de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons.

DÉCLIN MASSIF DES ESPÈCES SAUVAGES

Declin de la biodiversite entre 1970 et 2010 by WWF

Résultat : les effectifs de ces espèces sauvages ont décliné de 52 % entre 1970 et 2010. Autrement dit, la taille de ces populations a fondu de moitié en moins de deux générations, ce qui représente un recul beaucoup plus marqué que celui précédemment estimé (– 28 %). Dans le détail, les espèces d'eau douce sont les plus durement touchées avec une chute de 76 % entre 1970 et 2010, contre un déclin de 39 % pour les espèces marines et les espèces terrestres.

« Nous avons enrichi notre base de données d'un millier de populations, mais surtout, nous avons changé de méthodologie, explique Christophe Roturier, directeur scientifique du WWF France. Nous avions auparavant surreprésenté dans notre indice les espèces de mammifères et d'oiseaux par rapport aux reptiles, amphibiens et poissons. Nous avons donc pondéré chaque espèce par rapport à sa réelle importance dans les écosystèmes. »

Si ce déclin touche l'ensemble du globe, les pertes les plus lourdes sont observées sous les tropiques (– 56 % contre – 36 % dans les zones tempérées). L'Amérique latine est la région la plus affectée (– 83 %), suivie par l'Asie-Pacifique. Au contraire, dans les aires terrestres protégées, l'IPV a diminué de « seulement » 18 %.

Le déclin de la biodiversité touche davantage les tropiques (– 56 %) que les zones tempérées (– 36 %) by WWF

Les principales menaces pesant sur les espèces sauvages sont la disparition et de la dégradation de leurs habitats (du fait de la déforestation, de l'urbanisation ou encore de l'agriculture), la chasse et la pêche (intentionnelle, à des fins alimentaires ou sportives, ou accidentelle comme les prises accessoires), la pollution et le changement climatique, dont les effets devraient être de plus en plus forts.

Lire : Avec le réchauffement, les espèces marines migrent vers les pôles

Principales menaces pour les espèces by WWF

La suite de l'article est replacé dans la page Empreinte écologique http://econologie.e-monsite.com/pages/syntheses/nature-biodiversite-et-ressources/empreinte-ecologique-et-jour-du-depassement.html

Notre respect retrouvé ou notre suicide !

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Date de dernière mise à jour : 17/02/2016