Transition citoyenne et Villes en TRANSITION [vidéos] ✪

Des défricheurs, des individus initient des projets dans une approche collaborative et créative...

source : http://www.askoria.eu/seis

À grande ou petite échelle, des citoyens issus de milieux divers mettent en place des actions pour résoudre des problèmes auxquels les réponses existantes n’apportent pas de solutions satisfaisantes.

  • alimentation (notamment en plantant des arbres fruitiers en ville),
  • le transport (en promouvant le vélo),
  • l’énergie (en passant à des sources renouvelables),
  • l’habitat (en construisant des maisons écologiques)…

Dans le contexte de crise économique, environnementale et sociale que nos sociétés traversent, des communautés s’organisent autour du partage des connaissances, des compétences et des biens ; des individus initient des projets dans une approche collaborative et créative.

Souvent d’abord ancrées dans un territoire proche, parfois développées grâce aux nouvelles technologies et à l’usage d’Internet, ces initiatives rénovent ou ré-inventent les solidarités :

  • Économie sociale & solidaire :

    Concilier activité économique et utilité sociale, contribuer à un développement local, durable et solidaire

  • Innovation sociale :

    Répondre à un besoin social mal satisfait, impliquer les acteurs concernés et générer d’autres effets positifs dans des solutions efficaces et durables

  • Open source, cultures ouvertes & makers :

    Partager ses idées pour que d'autres les améliorent, créer ensemble, faire par soi-même

  • Consommation collaborative :

    Ou comment l’usage prime sur la propriété

Les Villes en TRANSITION : lancer des projets concrets et se préparer à l’après-pétrole

L’organisation Transition Town Totnes (Totnes, ville en transition) est née en 2006. Moins de dix ans plus tard, le mouvement a fait tâche d’huile, notamment grâce au blog, stimulant, de Rob Hopkins. Aujourd'hui 1 200 villes en transition, réparties dans 47 pays (dont, en France, les villes d’Épinal, de Rambouillet ou d’Albi, par exemple), sont en cours de transformation.

Voir les 6 principes : http://www.transitionfrance.fr/les-6-principes

 

source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ville_en_transition

Une ville en transition est une ville dans laquelle se déroule une initiative de transition, c'est-à-dire un processus impliquant la communauté et visant à assurer la résilience (capacité à encaisser les crises économiques et/ou écologiques) de la ville face au double défi que représentent le pic pétrolier et le dérèglement climatique.

Ce processus a été développé en 2005 par les étudiants du cours de soutenabilité appliquée de l'université de Kinsale (Irlande) sous la direction de Rob Hopkins, formateur et enseignant en permaculture. La première mise en application a été initiée en 2006 dans la ville de Totnes au Royaume-Uni. Depuis, le mouvement est devenu international et compte plus de 460 initiatives officielles.

L'originalité du mouvement des initiatives de transition sur les mouvements écologistes ou sociaux existants tient en plusieurs points. Tout d'abord, la vision de l'avenir est résolument optimiste, et les crises sont vues comme des occasions de changer radicalement la société actuelle. La deuxième originalité est que le mouvement concerne la communauté dans son ensemble car c'est cette dernière qui doit porter le changement. L'action ne doit pas exclusivement venir des gestes individuels quotidiens, ni des instances politiques via la législation. C'est pourquoi le mouvement des initiatives de transition est apolitique et ne choisit pas les confrontations (manifestations…). Ensuite, le mouvement a développé une théorie psychologique inspirée de celle des traitements des dépendances toxicologiques pour tenter de traduire le désespoir ou le déni souvent consécutifs à la découverte du pic pétrolier et de notre dépendance au pétrole, en actions concrètes. Cette originalité semble à la source du succès que connaît le mouvement des villes en transition2, mais elle suscite aussi des critiques, notamment sur le manque d'engagement politique.

Les Villes en TRANSITION

source : http://www.18h39.fr/articles/2050-des-habitations-sans-petrole-vision-rob-hopkins.html

PROSPECTIVE – Le futur dessiné par Rob Hopkins, théoricien des villes en transition, est vibrant et coloré. Les maisons y sont modelées à la main et n’ont plus besoin d’être chauffées.

Voilà huit ans que Rob Hopkins n’a pas pris l’avion. Ce professeur d’université anglais, qui enseigne la permaculture, s’est imposé cette règle en accord avec le mouvement qu’il a fondé : les villes en transition. Puisque le pétrole est une ressource épuisable et polluante, autant adapter son mode de vie dès maintenant, et limiter sa consommation d’énergie.

"La transition est déjà en marche dans une cinquantaine de pays, mais je ne visite pas toutes ces villes, précise-t-il. J’utilise internet." Cette fois, pour la conférence sur le climat, Rob Hopkins se devait de faire le déplacement à Paris. Il est simplement venu en train.

C’est au café transformé en quartier général des acteurs de la société civile pendant la COP21, Place to B, qu’il nous livre sa vision de l’habitat en 2050.

Beaucoup des solutions qu’il préconise sont déjà mises en œuvre. Notamment concernant le développement de la permaculture, cette refonte de notre agriculture et de notre espace de vie d’après l’observation des écosystèmes naturels.

Le futur qu’il évoque, s’il fait rêver, est donc à portée de mains. Racontée par Rob Hopkins, la fin du pétrole est une bonne nouvelle.

 
  © Arthur Poitevin
© Arthur Poitevin
  © Arthur Poitevin   © Arthur Poitevin
© Arthur Poitevi
 

La fin heureuse du pétrole

L’énergie la plus propre est celle que l’on n’utilise pas. "Nous pouvons réduire notre consommation d’énergie de 60% sans affecter notre qualité de vie, assure-t-il. On parle alors de négawatts, à la place des mégawatts."

Les maisons seront suffisamment bien isolées pour ne plus avoir besoin de chauffage. La chaleur de ses habitants suffira à maintenir une température agréable. Les maisons passives, qui existent déjà, seront devenues la norme.

Nos besoins en électricité seront couverts par les champs d’éoliennes ou de panneaux solaires, qui seront gérés par des coopératives d’habitants. Après tout, en Allemagne, c’est de cette façon qu’est déjà gérée la moitié de la production d’énergies renouvelables.

Nous limiterons aussi nos déplacements, pour économiser le pétrole. De quoi faire de chaque voyage une aventure, qu’il s’agisse d’un aller-retour en avion à New York, ou de se rendre en bus dans la ville la plus proche.

Pas question pour autant de déserter les campagnes. Loin d’être de simples dortoirs, elles vivront intensément, autant que les villes. "L’agriculture du futur nécessitera plus de main-d’œuvre, car nous utiliserons beaucoup moins de pétrole", se projette Rob Hopkins.

 

Une autre définition du confort

"En 2050, nous appliquerons la même logique pour construire nos maisons que pour se nourrir, complète-t-il. Tout comme notre nourriture, produite localement, les matières premières de nos habitations viendront de la région." Plus de béton, ni de métal : nos maisons seront en paille, en argile ou en bois, et même, pourquoi pas, en carton recyclé.

Plus de plastique non plus, pour nos objets de la vie quotidienne. « Nous devrons prioriser, explique Rob Hopkins. L’utiliser pour le matériel médical plutôt que pour des sacs de course par exemple. »

Pas d’imprimante 3D à domicile, dans son univers. "On imagine souvent que l’on peut rester dans la même société de consommation, en produisant différemment. Mais je pense que nous posséderons simplement moins de choses."

Devrons-nous accepter de vivre moins confortablement ? "Ce sera un confort différent, sans télévision dans chaque pièce, répond Rob Hopkins. Ce qui m’apporte un sentiment de confort, c’est de voir l’endroit où je vis évoluer dans le bons sens, grâce à mon engagement. C’est aussi de savoir que je peux compter sur mes voisins."

 

Une maison tirée d’un rêve d’enfant

Sa maison à lui ne sera donc pas perdue au milieu de nulle part mais intégrée au sein d’une communauté. Il participera à sa construction, comme il l’a fait par le passé pour une habitation en Irlande. "Nous n’avons pas tracé de plan à la règle, mais modelé des maquettes à l’argile, raconte Rob Hopkins. La maison ressemblait à un organisme vivant."

Il l’imagine aussi avec des arbres sur le toit, comme les constructions d’Hundertwasser. Les murs extérieurs, en argile, façonnés à la main, seront tout sauf lisses. "Il pourra y avoir des bancs pour s’asseoir, peut-être des étagères pour des livres… et des sculptures à travers lesquelles ruissellera la pluie."

Il évoque les maisons qui le fascinaient dans son enfance, pleines de recoins et d’escaliers secrets... "En tant qu’adultes, nous pouvons recréer des lieux aussi magiques !"

Et de conclure : "ce sera magnifique, vous aimeriez beaucoup cette maison, vous devriez venir me rendre visite !" Le rendez-vous est pris, pour 2050.

Redynamisons les villes : émergence des initiatives locales !

L'autonomie n'est possible que dans la solidarité.

La résilience : qu’est-ce-que c’est ?

source : http://www.transitionfrance.fr/la-resilience-quest-ce-que-cest

Dans le cas des sociétés humaines, il s’agit de leur « capacité à réagir à un choc et à ne pas s’effondrer en cas de rupture d’approvisionnement ». C’est le concept central des Initiatives de Transition qui proposent de rebâtir la résilience à l’échelle d’une ville, d’un quartier ou d’un territoire plus vaste.

Les grèves de routiers qui bloquent l’économie d’un pays illustrent bien le manque de résilience des sociétés modernes : « La civilisation a l’épaisseur de trois repas ».

La résilience, c’est plus que le développement durable. Elle inclut une dimension: la dimension locale des échanges, des circuits et des relations (mais ce n’est pas non plus l’autosuffisance, il faut rester ouvert au monde) : il s’agit aussi de renforcer la « trame » de la société.

Les trois critères d’un système résilient

diversité : diversité des gens, de leurs fonctions, des types de réponses, des ressources, etc. Le nombre de liens qui les relient est aussi important.
modularité : chaque élément de la société peut continuer à fonctionner en cas de choc grave touchant le tout.
réactivité : plus les liens sont courts, plus la réactivité est forte. Nos grandes sociétés ont une réactivité faible.

 

Définition

(Traduction de http://www.transitiontowntotnes.org/about/what-is-transition/what-is-resilience/ )

La résilience se réfère à la capacité d’un système, d’une personne, d’une communauté à tolérer et à s’adapter à des chocs significatifs. Si quelque chose de grave nous arrive, particulièrement si c’était inattendu et causé par quelque chose en dehors de notre contrôle, notre résilience est mise à l’épreuve. Les plus résilients d’entre nous sont davantage capables de s’en remettre et de continuer. Le concept de résilience est central dans la Transition.

Dans la Transition nous nous concentrons particulièrement à la résilience de nos villes et de nos communautés. Nous recherchons leur capacité à nous approvisionner dans le futur. A quel point sont-elles vulnérables aux chocs qui pourraient venir de l’extérieur de nos communautés et hors de notre contrôle?

“La Résilience est, en un mot, la capacité d’un système, qu’il s’agisse d’un individu, d’une économie, d’un village ou d’une ville, à résister aux chocs venant de l’extérieur. La Résilience porte sur la construction de la capacité à s’adapter à un choc, à plier et à se modifier, plutôt que de s’écrouler. Vous pouvez y penser comme étant la construction de protections contre les surtensions dans un système électrique.”
Source: Transition in Action, an Energy Descent Action Plan

La situation économique actuelle met réellement à l’épreuve la résilience de nos collectivités. Nous sommes aussi très inquiets au sujet de notre capacité à gérer les restrictions de fourniture d’énergie et la perspective des prix du pétrole hautement fluctuants, ainsi que les changements anticipés de notre climat.
La Transition reconnaît que nos communautés manquent actuellement de la résilience pour résister à ces types de chocs. Par l’activité de la Transition nous explorons et développons des façons de renforcer nos collectivités de l’intérieur afin de réduire notre vulnérabilité et augmenter notre capacité à répondre, survivre et prospérer.

Dans la Transition nous voyons la Résilience comme un état désiré; la reconstruction de ce qui pourrait être extrêmement avantageux économiquement à nos communautés locales.

Le Projet OASIS de Colibris

Voir https://www.colibris-lemouvement.org/oasis

« [...] Qu’est ce qu’une communauté au 21ème siècle ? En quoi peut-elle nous aider à faire face aux défis environnementaux et sociaux ? Dans le cadre de la nouvelle campagne "Oasis", Colibris propose de redécouvrir le "faire ensemble", de repenser la notion de communauté, et de l’envisager non plus comme un frein à notre liberté individuelle mais bien comme une source de richesse.

Alors si, ensemble, nous imaginions de nouveaux lieux de vie et de ressources qui seraient, à leur échelle, la maquette de la société plus écologique et citoyenne que nous avons à construire ? Décidons aujourd’hui de faire ensemble et de mutualiser des espaces et des services, dans notre immeuble, notre rue, notre quartier, notre village, partout où cela sera possible !

Une oasis peut se trouver en milieu rural ou urbain et prendre des formes différentes : écohabitat partagé, écoquartier, écohameau, écovillage, commune en transition… Autant d'oasis qui se sont fondées, pour la plupart, autour de cinq axes essentiels à l’émergence d’une société plus écologique et citoyenne : mutualisation d’espaces et de services ; gouvernance collective ; sobriété énergétique ; recours à l’agriculture locale et potagers biologiques ; transmission et partage des savoirs.

Plus de 100 lieux de ce type existent déjà en France. Colibris vise à développer la création de 100 oasis supplémentaires d’ici dix ans en accompagnant citoyens et élus ! »

Comment tout un village s’affranchit du pétrole... autour de l'école

source : Carine Mayo http://www.nationalgeographic.fr/24728-cop21-comment-tout-un-village-saffranchit-du-petrole

Les matières préférées des élèves ? Les économies d’énergie, l’électricité solaire ou l’agriculture biologique. Ça se passe à Ungersheim, en Alsace.

À Ungersheim, les enfants n’attendent pas le passage du car, mais celui de… la calèche ! « C’est surtout un moyen de sensibilisation, une façon de montrer qu’il existe des alternatives à la voiture », explique Jean-Claude Mensch, le maire de cette commune de 2 000 habitants, située à 20 km de la centrale nucléaire de Fessenheim. Fédératrice, l’initiative est emblématique du village, qui se définit comme « en transition ». Une démarche qui vise à s’affranchir de la dépendance au pétrole.

La mairie s’efforce de limiter les transports – y compris de marchandises. Sur les 8 ha de terres cultivées pour fournir la moitié des légumes de la cantine 100 % bio, les enfants vont régulièrement retrouver Richelieu et Cosak, les chevaux qui les conduisent à l’école. Comme eux, les bêtes participent à la récolte des pommes de terre

Pour encourager aussi les habitants à consommer localement, la mairie a créé une monnaie locale, le radis, accepté dans plusieurs commerces et services du village. Les parents en profitent. Payés en radis, les loisirs de leurs enfants bénéficient d’une réduction de 25 %.

À l’école, la transition passe aussi par les économies d’énergie. « Les enfants sont responsabilisés. Ils sont chargés de veiller à éteindre les lumières, à éviter le gaspillage de chauffage et d’eau. Chaque année, le montant des économies réalisées est reversé à la coopérative scolaire », se félicite Jean-Claude Mensch.

Les élèves ont participé à la semaine solaire, organisée en partenariat avec Greenpeace. Ils ont ainsi découvert que l’on pouvait faire cuire des aliments en utilisant l’énergie du soleil ou produire de l’électricité en pédalant sur un vélo.

Les adolescents du lycée voisin ont carrément installé une centrale solaire qui fournit une partie de l’électricité de la cuisine collective. Ils ont aussi planché sur une initiative originale : la réalisation d’un cadastre solaire. L’outil permet aux habitants de connaître, en quelques clics, le potentiel de production d’électricité de leur toit.

Un tour en Inde...

source : http://www.novethic.fr/lapres-petrole/transition-energetique/isr-rse/l-inde-laboratoire-du-systeme-d-ecologique-143826.html "Made in India, Le laboratoire écologique de la planète" de Bénédicte Manier. Editions Premier Parallèle, novembre 2015, 160 pages. Disponible en version numérique.

"La société civile se mobilise pour pallier les carences du gouvernement, explique Bénédicte Manier. Il y a encore une notion de désintéressement qui reste forte. L’intérêt commun prévaut sur l’individualisme. Ici, contrairement à la France qui a une tradition colbertiste, on n’attend pas que les solutions viennent d’en haut, on agit soi-même." 

"Le capitalisme a atteint les limites de l’absurde, en brevetant même la biodiversité. Or, partager ce qu’on sait est une question d’empowerment, d’autonomisation des individus. Et c’est le futur : nous allons vers des sociétés auto-organisées, autosuffisantes, où les qualifications de chacun serviront à tout le monde", rappelle Anil K. Gupta du réseau Honey Bee, le seul au monde à articuler les savoirs de fermiers, d’artisans, de scientifiques, d’informaticiens et d’étudiants. 

"Cet empowerment, cette reprise en main du pouvoir par les citoyens sur leur territoire, est notamment possible en Inde parce que c’est l’un des rares pays à avoir inscrit la démocratie participative dans la Constitution dans les années 90", estime la spécialiste. "Les gram sabhas, des assemblées de villages, réunissent la population pour prendre des mesures d’intérêt commun. L’auto-gouvernance est rendue possible."

Ce n’est peut-être pas pour rien que l’Inde est aussi appelée la plus grande démocratie du monde...

Un Revenu de base qui permettrait l'émergence de toutes les alternatives citoyennes ?

COMPLÉMENTS :

Notre page sur Demain le film, avec interview de Cyril Dion et Coline Serreau : http://econologie.e-monsite.com/pages/syntheses/messages-a-relayer/partout-des-solutions-existent.html

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Date de dernière mise à jour : 04/02/2016